Conséquences des événements naturels en 2010 : 1,6 milliard d'euros d'indemnitéslundi 6 juin 2011

Source : FFSA

Retrouvez le chiffre clé de l'assurance en vidéo. Cette semaine Frédéric Gudin du Pavillon, directeur adjoint des assurances de biens et de responsabilité de la FFSA, nous présente le montant des indemnités versées aux entreprises suite aux événements naturels de 2010.

Les assureurs ont versé 1,6 milliard d'euros aux entreprises pour les indemniser des conséquences des événements naturels en 2010

Egalité hommes-femmes imposée dans les contrats d'assurancemercredi 2 mars 2011
Source : LeMonde.fr avec AFP

Les compagnies d'assurances ne pourront plus, à partir du 21 décembre 2012, prendre en considération le critère du sexe pour calculer les primes et prestations d'assurances dans leurs contrats. "La prise en compte du sexe de l'assuré en tant que facteur de risque dans les contrats d'assurances constitue une discrimination", a jugé mardi la Cour de justice de l'UE. Une décision qui pourrait ouvrir une réflexion sur d'autres critères aujourd'hui pris en compte, comme l'âge ou l'état de santé.

Une directive européenne de 2004 interdit déjà, en principe, de prendre en considération le critère du sexe pour calculer les primes et les prestations d'assurances. Mais elle permet, sous conditions, des dérogations. Appelée à trancher sur cette possibilité d'exception, la Cour a regretté dans son arrêt que la loi européenne n'ait pas prévu "une disposition sur la durée d'application de ces différences". Cela a conduit à "permettre aux assureurs d'appliquer ce traitement inégal sans limitation dans le temps", a déploré la Cour, qui a invalidé cette dérogation. La Cour a cependant concédé qu'une "période de transition adéquate" était nécessaire et fixé la fin définitive du régime dérogatoire au 21 décembre 2012.

Les assureurs vent debout contre la directive

Selon les assureurs, abroger toute discrimination dans cette branche aboutirait à une augmentation des primes pour les femmes. Dans l'assurance-vie, elles sont traditionnellement favorisées par rapport aux hommes  parce qu'elles vivent en moyenne plus longtemps et cotisent donc davantage. Du côté des assurances automobiles, elles bénéficent également souvent d'une réduction car elles ont, en moyenne, moins d'accidents de la route que les hommes.

La Fédération européenne des assureurs (CEA) a regretté dans un communiqué la décision de la Cour. "La décision des juges de ne pas reconnaître que le sexe est un facteur légitime dans la tarification des contrats d'assurances (...) est une mauvaise nouvelle pour les clients des compagnies d'assurances", a affirmé Michaela Koller, directrice générale de la CEA. Philippe Colle, un responsable d'Assuralia, qui regroupe les compagnies d'assurances belges, a assuré de son côté que "la recherche aveugle d'une égalité absolue [va conduire] à un renchérissement des assurances, tant pour les femmes que pour les hommes".

L'arrêt de la Cour a été également dénoncé par le groupe des conservateurs eurosceptiques européens. "Cette décision est une pure folie. C'est un revers pour le sens commun", a ainsi estimé le député européen britannique Sajjad Karim. "Le fait que les jeunes hommes ont plus d'accidents que les femmes est une réalité statistique et cela devrait être reflété dans leurs primes", a-t-il dit.

Une remise en cause profonde de la tarification ?

La vice-présidente de la Commission européenne, Viviane Reding, a salué la décision de la Cour de justice comme "un moment important pour l'égalité des sexes dans l'UE", tout en reconnaissant que cet arrêt allait "certainement" affecter les compagnies d'assurances, notamment dans le secteur des assurances-vie.

La Tribune souligne que cette décision pourrait en outre amener la Cour à se pencher sur d'autres critères pouvant être jugés discriminants. "On peut s'interroger sur la position que prendrait la cour sur les autres critères personnels dont les assureurs tiennent compte dans leurs traifications : un même raisonnement pourrait la conduire à contester les différenciations fondées sur l'âge ou l'état de santé", explique ainsi l'avocat Franck Poinbessault, du cabinet Norton Rose, dans les colonnes du quotidien.
L’assurance des catastrophes naturelles en 2009mardi 15 février 2011
Source : FFSA

La FFSA et le GEMA viennent de publier une étude faisant le bilan de l'assurance des catastrophes naturelles en 2009, croisé avec un bilan chiffré de la branche depuis 1982. retour sur les principaux points de l'enquête.

Des cotisations en baisse

Le montant des cotisations émises au titre des catastrophes naturelles diminue de 2,8 % en 2009 pour s'établir à 1 338 millions d'euros, soit 3 % des cotisations de l'ensemble des assurances de biens et de responsabilité.

 

Catastrophes naturelles - bilan de 2005 à 2009

 

* Depuis 1995, les chiffres donnés sont les chiffres officiels complétés par une estimation pour les succursales étrangères d'un pays membre de la CEE.


Un résultat technique en hausse
Le résultat du compte technique, quant à lui, augmente de 69 % par rapport à 2008 pour s'établir à 100 millions d'euros de bénéfice, soit 7,5 % des cotisations de l'année. Dans un contexte de diminution des cotisations et d'une sinistralité 2009 relativement clémente, la progression du résultat technique provient quasi‐exclusivement de la baisse des dotations aux provisions.

Klaus a coûté 1,7 milliard aux assureurs

En 2009, le rapport sinistres à primes s'établit à 38 %, correspondant à une charge des sinistres de 515 millions d'euros.

 

Catastrophes naturelles - S/P France entière 2009

Si l'exercice 2009 a été marqué par un événement climatique de grande ampleur, la tempête Klaus du 24 janvier qui a coûté 1,7 milliard d'euros aux assureurs, les dommages ont principalement été causés par le vent, relevant ainsi de la garantie tempête (et non de la garantie catastrophe naturelle).


L'exercice 2010 annoncé comme fortement déficitaire

Les résultats de l'exercice 2010 s'annoncent d'ores et déjà fortement déficitaires suite à deux événements importants : les inondations de février 2010 consécutives à la tempête Xynthia dont le coût avoisine 750 millions d'euros (le coût total de la tempête étant estimé à 1,5 milliard d'euros si l'on ajoute les dégâts dus au vent), et les inondations du Var en juin 2010 qui ont provoqué plus de 600 millions d'euros de dégâts.

La sécheresse a coûté près de 5 milliards d'euros depuis 1982

Entre 1982 et 2009, le coût total de la sécheresse atteint 4,8 milliards d'euros. A fin 2009, 34 % des indemnités catastrophes naturelles (paiements et provisions) concernent des sinistres sécheresse, contre seulement 12 % à fin 1993. Le coût moyen des sinistres concernés est de 9 550 euros (tous exercices confondus). Rappelons qu'il s'agit là d'indemnisations liées aux dégâts causés aux maisons individuelles suite à un phénomène de contraction puis de gonflement du sous-sol créé par une sécheresse en zone argileuse.

 

Répartition en nombre des communes sinistrées par département depuis 1988
Catastrophes naturelles - communes sinistrées en France depuis 1988

Le régime légal des catastrophes naturelles
Aux termes de la loi initiée en juillet 1982, sont considérés comme effets des catastrophes naturelles « les dommages matériels directs non assurables ayant eu pour cause déterminante l'intensité anormale d'un agent naturel lorsque les mesures habituelles à prendre pour prévenir ces dommages n'ont pu empêcher leur survenance ou n'ont pu être prises » (Article L. 125‐1 alinéa 3 du Code des assurances). Les événements le plus souvent constatés sont les inondations, les coulées de boue, la sécheresse et, dans une moindre mesure, l'action mécanique des vagues, les glissements et affaissements de terrain, les avalanches, raz de marée et les tremblements de terre.

 

Les dommages causés par le vent ont été définitivement écartés du champ d’application du régime des catastrophes naturelles par la loi du 25 juin 1990. En effet, cette loi a permis la généralisation de la garantie tempête en rendant obligatoire la couverture des dommages résultant des effets du vent dû aux tempêtes, ouragans et cyclones pour toute personne détentrice d’un contrat d’assurance garantissant les dommages d’incendie.

 

En assurant ses biens contre l'incendie, les dégâts des eaux, le vol…, l'assuré est automatiquement couvert contre les dégâts dus aux catastrophes naturelles. La garantie catastrophes naturelles prévoit la prise en charge des dommages matériels causés aux biens assurés et à eux seuls. Elle joue seulement si un arrêté interministériel paru au Journal officiel constate l'état de catastrophe naturelle

Les assureurs, financeurs...de la police scientifique !lundi 14 février 2011

Source : L'Argus de l'assurance.com publié par Catherine Dufrêne

L’affaire n’est pas banale… Et contrarie les assureurs. Désormais, il semble à jamais gravé dans le marbre de la loi que, pour la création du fonds de soutien à la police technique et scientifique « chargé de contribuer au financement (…) de l’ensemble des opérations liées à l’alimentation et à l’utilisation du fichier automatisé des empreintes digitales et du fichier national automatisé des empreintes génétiques » dans le cadre d’enquêtes, ils seront mis financièrement à contribution. L’article 10 de la loi Loppsi 2 stipule en effet que ce fonds sera « alimenté par un versement dont le montant est déterminé par convention en fonction de la valeur des biens restitués à l’assureur ayant indemnisé le vol desdits biens ». Les modalités de gestion du fonds seront fixées par un décret en Conseil d’État. Jusqu’au bout, les assureurs, en particulier la FFSA, ont tenté d’éviter cela. Plutôt consentant sur le principe d’une possible contribution, ils voulaient avant tout éviter que celui-ci ne soit gravé dans le cadre trop figé d’une loi.

Lors des débats parlementaires et sénatoriaux, les assureurs ont pourtant bénéficié de soutiens. Tel celui de la vice-présidente de la commission des affaires sociales UMP du SénatCatherine Procaccia, qui lors de la séance du 19 janvier, a milité en faveur de la suppression pure et simple dudit article. Convenant que la police technique et scientifique est « certes devenue un instrument indispensable à l’élucidation des actes de délinquance » contre les personnes ou les biens, la sénatrice a souligné qu’une « convention passée entre l’État et les assureurs concernant les véhicules volés existe déjà et permet à la police d’agir avec une plus grande efficacité ». Et de marquer son étonnement : pourquoi une « procédure similaire n’a pas été suivie dans le cas présent, avec la négociation d’une convention nationale liant les assureurs à l’État et visant à améliorer le taux d’élucidation des cambriolages et à définir les modalités de restitution des biens ainsi retrouvés? » Tout en soulignant qu’a priori un calendrier de réunions de travail entre le ministre de l’Intérieur et les assureurs était établi, Catherine Procaccia estimait donc que le vote de l’article 9 bis (devenu l’article 10 dans le texte adopté) « risquait de s’avérer contre-productif, car il pourrait remettre en cause l’aboutissement de cette négociation, alors qu’il semble que les discussions sont bien engagées ».

La vice-présidente de la commission des affaires sociales a rappelé que « les assureurs ont déjà exprimé leur accord pour participer au financement de la police technique et scientifique », mais que ce serait une « première d’intégrer dans une loi le principe de la participation d’acteurs privés au financement d’une fonction régalienne de l’Etat ». Des arguments auxquels ni la commission des lois, ni le gouvernement n’auront été sensibles, pas plus qu'à l'éventuel impact de cette disposition sur les tarifs des assureurs. « J’espère simplement, monsieur le ministre, que les responsables de la gestion de ce fonds veilleront à ce que les contributions des assureurs soient bien affectées à la police technique et scientifique et, en tout cas, aux actes que l’on demande aux assurés – c’est-à-dire, à nous ! – de financer », a lancé la sénatrice UMP. Ajoutant : « nous adoptons régulièrement des amendements mettant à contribution les assureurs. Or, qui paie les assureurs ? Nous ! » Et  le sénateur PS, Jean-Perre Michel, de renchérir « Et de plus en plus cher ! ». Encouragée dans son élan, Catherine Procaccia conclut : « Nous nous étonnons tous de voir augmenter nos cotisations d’assurances de 8,5 % au début de cette année, sans compter les assurances complémentaires maladie. Une nouvelle fois, par cet article, sont créées des dépenses que nous allons devoir supporter en tant qu’assurés ».

Rapport sur les hausses des tarifs d'assurancesmardi 1 février 2011

Source : Cabinet de Christine LAGARDE

Comme elle s’y était engagée le 14 décembre dernier, Christine LAGARDE, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, publie aujourd’hui le rapport qu’elle a demandé à la Direction générale du Trésor et à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur les hausses de tarifs d’assurance annoncées à la fin de l’année 2010.

 

« La perspective d’une hausse tarifaire est le moment pour le consommateur de remettre en concurrence son assureur avec d’autres entreprises » a souligné Christine LAGARDE. Depuis 2005, l''assureur a l''obligation légale de rappeler à l''assuré, avec chaque avis d''échéance, la date jusqu''à laquelle il est libre de résilier son contrat. Afin d’aider les consommateurs à faire pleinement jouer la concurrence, Christine LAGARDE a demandé au Comité consultatif du secteur financier de dresser un bilan de ce dispositif et de lui remettre ses propositions d’ici la fin du mois de février.


Plusieurs entreprises d’assurance ont annoncé en fin d’année 2010 une augmentation de leurs tarifs d’assurances automobile et habitation.

La Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie a demandé à la Direction générale du Trésor (DG Trésor) et à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), d’expertiser ces hausses de tarifs au regard de l’évolution des charges du secteur. Le présent document présente les conclusions de cet examen.

Entre début 2000 et fin 2010, l’indice de prix de  l’assurance automobile a progressé de 10%, soit environ deux fois moins que l’indice global des prix à la consommation. Ces tarifs ont connu une phase d’inflation nulle ou très modérée de 2000 à 2004, une baisse de 2005 à 2008 résultant d’une baisse sensible de la sinistralité, puis une nouvelle hausse depuis 2009, notamment +5 % depuis le 1er semestre 2010. En janvier 2010, l’indice des prix a retrouvé son niveau de décembre 2004.

Les tarifs de l’assurance MRH suivent quant à eux une progression régulière, deux fois plus rapide que l’indice global des prix. Après un ralentissement entre mi-2006 et fin 2009, un net ressaut a été observé au cours du 1er semestre 2010.

L’équilibre entre produits et charges des assurances explique une bonne partie de ces évolutions tarifaires. Depuis 2000, le secteur de l’assurance automobile n’a connu que deux années (2004 et 2006) où les primes étaient supérieures ou égales aux charges de sinistres et aux frais de commercialisation et de gestion. Pour  le secteur de l’assurance habitation (dommages aux biens des particuliers), l’évolution  a été plus variable, avec des années négatives et positives, jusqu’en 2007. L’activité présente en cumulé un résultat légèrement négatif sur les années 2000 à 2009. Dans les deux secteurs, l’équilibre n’a été atteint que grâce aux produits financiers jusqu’en 2007. Depuis lors, le retournement des marchés financiers, conjugué à une très forte hausse de la charge de sinistres en 2009, a conduit à une dégradation de l’équilibre économique qui devrait se confirmer en 2010, bien que les données annuelles ne soient pas encore disponibles. Les tarifs semblent donc bien suivre l’évolution de la sinistralité, à la baisse comme dans le creux du milieu de la décennie ou à la hausse comme en début et fin de cette période.

En matière d’assurance automobile, la fréquence des sinistres a évolué de manière différenciée : en légère baisse depuis 2007 pour la responsabilité civile, en forte hausse pour les bris de glace, en baisse pour le vol. Les facteurs explicatifs principaux de ces évolutions sont : les mauvaises conditions climatiques (grêle, alternance gel-dégel) ; la baisse de fréquence des accidents corporels graves, toutefois moins marquée à la fin qu’au début de la décennie où elle avait fortement chuté.

Mais parallèlement, une forte augmentation a été constatée pour les coûts moyens des sinistres matériels (les prix de la peinture et des pièces détachées, ou encore le coût de la main  d’œuvre, augmentent de 3 à 5% en 2009, par exemple) et corporels (préjudices non économiques, recours à des tierces personnes pour les accidentés). Ces derniers constituent bien entendu l’essentiel des sinistres les plus lourds : 29 % de la charge des sinistres provient d’accidents impliquant un dommage corporel, alors que ceux-ci ne constituent que 3 % du nombre total d’accidents.

La répartition de la charge des sinistres pour les contrats MRH a connu une évolution majeure en 2009 et 2010 : les événements climatiques importants (tempêtes, orages de grêle) ont conduit à une fréquence et à un coût de sinistre très élevé, entraînant une hausse de la charge liée à la tempête, à la grêle et à la neige de près de 225% entre 2008 et 2010. Dans un contexte de hausse des charges de sinistres, la concurrence doit plus que jamais jouer son rôle, à la fois pour permettre aux assurés de trouver une assurance performante au meilleur prix, et pour limiter les hausses de prix au niveau nécessaire pour équilibrer l’activité et pour répondre aux exigences réglementaires de solvabilité. L’ajustement passé des tarifs à la sinistralité semble indiquer que ces marchés sont largement concurrentiels, ce diagnostic est corroboré par l’observation de leur mode de fonctionnement.

Ce marché se caractérise en effet par une grande diversité : 

- de produits : les garanties proposées et les franchises sont variées (sauf en matière de catastrophes naturelles où elles sont fixées par les textes réglementaires) ; 

- de canaux de distribution : agents (35%) ou salariés de sociétés d’assurances (35%), courtiers (18%) et « acteurs émergents » comme les  réseaux bancaires (10%) ; des regroupements entre acteurs qui n’empêchent pas le maintien de plusieurs enseignes au sein d’un même groupe mais se concentrent sur la maîtrise des charges (achats groupés, conventions avec des réparateurs automobiles, plates-formes communes de gestion de sinistres…) ;

- de moyens de comparaison : outre le recours aux courtiers qui se chargent, moyennant commission, de trouver la meilleure offre dans l’intérêt de leur client, le développement des comparateurs permet aux assurés de trouver rapidement une offre correspondant à leurs besoins.

Les taux de résiliation, variables selon le risque et l’assureur considérés de 2 à 17% par an, révèlent une réelle fluidité du marché, marqué lui-même par une pression concurrentielle forte, tenant tant à la multiplicité des acteurs qu’aux nombreux moyens de comparaison. 

A ce titre, il est utile de rappeler aux consommateurs les possibilités dont ils disposent pour profiter des meilleurs tarifs et pour exercer leurs droits (annualité des contrats, possibilités de résiliation, notamment en cas d’application de la loi Chatel de 2005). Parallèlement, les efforts des pouvoirs publics pour renforcer la prévention dans plusieurs domaines (sécurité routière, incendies, aléas climatiques) pourraient  influer sur les sinistres dans les années à venir et ainsi limiter la hausse des tarifs.

Les assureurs en alerte face aux biens mal acquis de Ben Alivendredi 21 janvier 2011
Source : www.news-assurances.com publié par Thierry Gouby


Les autorités financières françaises ont demandé aux banques et aux compagnies d’assurance d’être vigilantes face à d’éventuels mouvements de fonds suspects de la part du président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali et de son entourage.

Le gouvernement français souhaite éviter les « mouvements financiers suspects concernant des avoirs tunisiens en France ». Depuis la fuite de l’ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et de ses proches, les autorités financières de l’hexagone craignent que ce dernier tente de dissimuler sa fortune en France.

Selon Le Monde, qui cite des sources à la présidence française, Ben Ali aurait rejoint l’Arabie Saoudite avec 1,5 tonne d’or. Information démentie par la Banque centrale de Tunisie. L’ancien chef d’État possèderait également de nombreux capitaux et des avoirs immobiliers, notamment sur le territoire français.

Vigilance demandée aux assureurs

Les autorités françaises appellent donc banquiers et assureurs à la plus grande vigilance quand à d’éventuelles transactions financières douteuses. « Tracfin », la cellule antiblanchiment de Bercy, demande à l’ensemble des établissements financiers de lui signaler « sans délai » tout mouvement de fonds suspects, « retraits substantiels en espèces, achat de métaux précieux, envois de fonds vers l’étranger, etc. »

Bercy pourra ainsi bloquer pendant 48 heures les opérations douteuses avant que la justice ne prenne le relais. « En gros », a expliqué François Baroin, le porte-parole du gouvernement français, il s’agit d’éviter une « évasion » des avoirs de Ben Ali.
Dame nature et crise à l’origine des hausses de tarifs ?vendredi 10 décembre 2010
Source : www.news-assurances.com publié par Florian Delambily


Sur son site, la Fédération française des sociétés d’assurance établit un bilan de la sinistralité au premier semestre 2010. Il rejoint les raisons invoquées par les assureurs pour justifier les hausses de tarifs aussi bien en assurance auto qu’en habitation pour 2011.

Alors que la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, s’interroge sur les hausses importantes de tarifs annoncées par les compagnies d’assurance et les mutuelles, la FFSA explique que les assureurs ont été fortement touchés par une hausse des charges de sinistres. Raisons avancées pour justifier la hausse des primes.

En assurance habitation, les catastrophes climatiques ont pesé sur les comptes des assureurs. « En 2010, nous avons eu deux évènements importants qui a eux deux ont coûté plus cher que Klaus et Quinten en 2009. Le tempête Xynthia d’un côté et les inondations du Var ont représenté 2,1Mds d’euros sur le premier semestre 2010 » explique Stéphane Pénet directeur des assurances dommages à la FFSA. Rappelons que la facture pour les deux tempêtes de 2009 s’élevait à 1,8Mds d’euros pour le secteur de l’assurance.

Crise et climat responsables de la hausse en auto

Côté assurance automobile, c’est le même son de cloche, à savoir celui d’une augmentation des sinistres. Si les chiffres de la Sécurité routière sont en baisse côté mortalité, ceux des accidents matériels continuent d’augmenter par rapport à 2009. Cela signifie plus de demande de réparations et d’indemnisation qui atterrissent sur le bureau des compagnies et des mutuelles.

Pour l’assurance automobile, le climat est aussi montré du doigt. « Il y a beaucoup de froid et donc beaucoup d’accidents » indique Stéphane Pénet. La crise est aussi passée par là. « Les Français ont beaucoup plus roulé que les années précédentes. Du fait de la crise, beaucoup ne sont pas partis loin pendant leurs congés et du coup ont pris leur véhicule. Et statistiquement, lorsque le kilométrage augmente, les accidents augmentent » poursuit le directeur des assurances dommages de la FFSA.

L’équation est ensuite assez simple. Les deux principaux critères pour calculer une prime d’assurance automobile sont la fréquence et le coût moyen des réparations. Si les deux augmentent, mécaniquement le tarif augment lui aussi.
Les Français plus que jamais attachés à l’assurance viemercredi 1 décembre 2010

Source : L’argus de l’assurance, publié par Jean Philippe Dubosc

Le nombre de détenteurs de contrats d’assurance vie continue de progresser en France, selon l’Insee. Même la collecte des contrats en unités de compte reprend des couleurs, d’après le dernier relevé mensuel FFSA/Gema.

Deux études viennent confirmer que l’assurance vie n’usurpe pas son surnom de placement préféré des Français. 41,8% en possèdent une en 2010, contre 35,3% en 2004 et 34,6% en 1998, selon l’étude consacrée au « Patrimoine des ménages début 2010 » réalisée par l’Insee.

Les fonds en euros, moins risqués que les contrats multisupports, sont toujours aussi plébiscités : ils représentent 59,8% des contrats d’assurance vie en 2010. Pour autant et en dépit du contexte de crise où les épargnants répugnent encore plus à prendre des risques, la collecte des contrats en unités de compte a repris quelques couleurs, se hissant à 1,5 Md€ en octobre, contre 1,1 Md€ en septembre, d’après le dernier relevé mensuel FFSA/Gema.

Ils représentent 13% de la collecte totale des contrats d’assurance vie depuis le début de l’année. Seule ombre au tableau : les supports en UC affichent une performance de + 5,2% sur un an, alors que le CAC 40 a enregistré + 6,3% sur la même période.

La pierre : du solide

Le Plan d’épargne populaire (PEP), qui peut bénéficier du régime fiscal de l’assurance vie mais qui a cessé d’être proposé à partir de fin 2003, s’éteint progressivement : 14,9% des ménages en possédaient un en 1998, 9,2% en 2004 et 4,4% en 2010, selon l’Insee. En 2010, 4% des Français détiennent un Plan d’épargne retraite populaire (Perp).

« Ce qui porte à un peu plus de 12% la part des ménages détenant un produit d’épargne en vue de la retraite », souligne les auteurs de l’Institut de la statistique. L'étude pointe également la baisse du nombre de plans d’épargne en actions (PEA) liée à la chute des marchés boursiers.

A contrario, les livrets défiscalisés (Livret A, Livret Bleu) demeurent plus que jamais la première forme d’épargne des ménages. Enfin, la pierre constitue le placement refuge par excellence. 58% des Français sont propriétaire en 2010, soit trois points de plus qu’en 2004.